Catégorie : Mammifères

17 Juil

Création du Collectif Renard Doubs

Benjamin / Mammifères, Non classé / / 1 Commentaire

A l’image du très efficace Collectif Renard Grand Est, 12 franc-comtois représentant diverses activités (dont Fabien Gréban et Didier Pépin) ont initié un collectif Doubs pour la protection du renard dans le département, avec pour objectif le retrait du renard des espèces nuisibles en 2019.

Le grand intérêt que je vois à ce collectif est qu’il regroupe toutes les parties : naturaliste, observateur, photographe, mais aussi agriculteur, chasseur, et scientifique. On peut donc attendre une action raisonnée et étayée par des réflexions pragmatiques (mot à la mode…) avec un argumentaire scientifique.

Terre d’élevage, le Doubs est victime des ravages des rongeurs sur les prairies. C’est donc très logiquement que certains agriculteurs voient aujourd’hui l’intérêt de maintenir la population de leurs prédateurs pour protéger naturellement leur outil de travail, la nature.

Longue vie à ce collectif!

Signalons que chacun d’entre nous peut agir individuellement pour soutenir ce projet : http://www.renard-doubs.fr/comment-agir.php

 

08 Mar

Hermines du jura

Benjamin / Mammifères / / 3 Commentaires

Pour la deuxième année consécutive, le séjour hivernal dans le massif du Jura entre amis nous a permis d’observer et photographier des hermines. Après avoir fait un très intéressant stage avec Fabien Gréban en 2013 qui m’a permis d’apprendre la bonne approche, je préfère maintenant consacrer (beaucoup) de temps en repérage et photographier les hermines au gré des rencontres, quitte à ce qu’elles soient très rares. J’ai d’ailleurs fait chou blanc les premières années.

Il faut avoir l’œil aiguisé pour repérer l’hermine lorsqu’elle est en vigilance maximum

Il faut rappeler qu’un stage avec un photographe spécialisé comme Fabien est la manière la plus efficace et la plus sure d’aborder une nouvelles espèce. Surtout si on n’a pas de temps à consacrer au repérage, étape longue, frustrante mais indispensable.

Les repérages et les affuts infructueux sont souvent l’occasion d’observer des scènes intéressantes avec les autres animaux qui fréquentent les sites. Ici un faucon crécerelle qui s’envole après avoir dégusté sa proie au sol.

Fabien connait très très bien sa région, l’espèce, les individus et sais enseigner les bons gestes pour minimiser au maximum le dérangement de la faune, et optimiser les chances de faire des images. Même quand on est un photographe confirmé il est toujours très enrichissant de partager une ou deux journées avec un spécialiste d’une espèce inconnue, et c’est le meilleur moyen de faire des images « proprement » sans consacrer le temps qui serait nécessaire à obtenir les mêmes résultats seul.

Revenons à nos… moutons. Cette année au bout de deux jours nous avions 2 hermines repérées, et au final 4. Notre repérage est devenu plus efficace, on connait mieux le biotope. Le séjour commençait très bien! Mais beaucoup de questions se posent encore…

Cette hermine peu farouche regarde passer une joggeuse le long de la route, tandis que nous photographions un autre individu.

C’était sans compter le temps qui a joué les trublions, les fenêtres météo ont été assez rares. Après des heures d’affut dans la neige, la boue, la pluie… le soleil a pointé et les hermines ont repris leur activité intensives. Elles peuvent rester plusieurs jours sans chasse lorsque les conditions ne sont pas favorables, et il semble que c’était le cas. Elles piochent alors dans leurs réserves souterraines.

Elles savent se montrer très peu farouches (la preuve cette hermine qui regarde passer une joggeuse sur la route) mais peuvent aussi rester cachées des jours entiers.

Les hermines font constamment le gué. Pour guetter les proies et surtout surveiller les éventuels rapaces qui sont leurs prédateurs, ainsi que les renards. La traditionnelle « chandelle » qui permet d’apercevoir ces petits mustélidés quand on a l’œil un peu exercé.

Ici on voit bien le pompon noir de la queue qui permet de les distinguer de leurs cousines martres ou belettes quand elles sont en pelage d’été.

Elles peuvent se montrer curieuses. Ici, habituée à cette masse qui produit des « clic clic » elle n’est plus inquiète que ça.

 

12 Sep

Blaireau pointe son nez

Benjamin / Mammifères / / 4 Commentaires

Il y a des jours où ça ne se passe pas comme prévu, pour notre plus grand bonheur. Repérage d’une jolie combe l’autre jour. D’après la topographie des lieux, le site est propice à l’implantation d’une blaireautière (intuition personnelle, mais cette fois elle s’est vérifiée). Je finis par trouver des trous, je repère un terrier actif.. Je me cale devant pour noter le point au GPS. Alors que j’ai les yeux baissés sur l’écran, j’entends un bruit de farfouillis de feuilles devant moi… mince… je lève le regard et je vois le bout d’un museau, à 2m… Argh, c’est pas l’heure! Je m’en veux d’être planté là, imprudemment. Mais le trou est à 3m d’un chemin! J’attends quelques secondes et comme il semble tout à fait serein je sors doucement le portable du pantalon, et je fais une première photo à la hauteur de la taille, pour ne pas bouger les bras. Et puis je commence une vidéo. J’arrive à remonter doucement le portable pour être plus à hauteur, et même par zoomer. Il finit par rentrer dans le trou, et j’en profite pour m’éclipser doucement. Pour la petite histoire il est ressorti moins d’une minute après par un autre trou et s’est baladé autour de moi tranquillement. D’après la taille, un jeune de l’année probablement plus pressé que ses parents de sortir manger, et beaucoup moins prudent. J’espère qu’il ne s’attirera pas d’ennuis dans le futur..