Sale temps pour les blaireaux en Côte d’Or

Benjamin / Non classé / / 0 Commentaire / Like this

Une année très riche et très occupée, mais tant de photos que ça. Il faudrait que je fasse un billet sur mon voyage aux Shetland en juin 2017…

En attendant, reprise de la saison avec un animal qui me tient à cœur, le blaireau.

Il est malheureusement menacé en Côte d’Or par un arrêté éradication, parce qu’il est accusé d’être vecteur de la tuberculose bovine et présente donc un risque pour les troupeaux d’élevage.

Voici le message que j’ai envoyé à la préfecture de Côte d’Or pour la consultation qui prenait fin le 11 avril, j’ai essayé d’être concis, mais le rapport du CSPNB ( Le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité) est très intéressant.

Bonjour,

 

Je m’oppose à cet arrêté. En effet le CSPNB a rendu un rapport sur le blaireau le 2 juin 2016 qui fait état de plusieurs constations (sources https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/CSPNB%2020160601.pdf ):

  • La population de blaireaux est stable et modérée.
  • Les évocations de dégâts sur les cultures ne sont pas étayées
  • Le blaireau peut être porteur de la tuberculose, mais il est plus probable que la contamination soit la cause du contact avec des animaux domestiques plutôt que le contraire. Le blaireau ne serait pas le coupable, mais donc la victimede la contamination.
  • Toute réduction brutale de l’effectif entraine peut d’effet sur la population : l’espace libéré est reconquis par d’autres blaireaux (études Anglaises)
  • La vaccination des blaireaux pourrait être une alternative prometteuse si besoin était.
  • les méthodes utilisées pour éliminer les blaireaux sont pour certaines considérées comme « particulièrement  choquantes.
  • Je cite : « En conclusion, ni le risque d’infection tuberculeuse en France ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif de blaireaux. La règlementation devrait proscrire et   pénaliser   les   méthodes   d’abattage   inhumaines,   encourager   l’exploration   de   voies alternatives  à  l’abattage,  et,  dans  le  cas  de  la  tuberculose,  permettre  la  vaccination  des blaireaux même dans les régions où la prévalence de la maladie est encore faible. »

Tous ces arguments sont amplement suffisants pour que ce projet d’arrêté soit définitivement abandonné.

 

Meilleures salutations
Benjamin Judas

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